En bref
L’analyse technique consiste à lire les graphiques de prix pour décrire ce que le marché a fait : chandeliers japonais, supports et résistances, tendances et quelques indicateurs. Elle aide à décider où placer un stop et quelle taille de position prendre, mais aucune figure ni aucun indicateur ne prévoit le prix de façon fiable. Apprenez-la sur un compte démo, en notant aussi les configurations qui échouent.
Lire une bougie japonaise
Graphique en direct: EURUSD
Indicateurs techniques en direct
Lecture automatique, pas un conseil
Sur cette page
- Ce que l’analyse technique peut faire, et ce qu’elle ne peut pas faire
- Lire une bougie japonaise
- Les chandeliers japonais à une bougie : doji, marteau, étoile filante
- Les figures à plusieurs bougies
- Support et résistance
- Tendance et lignes de tendance
- Les figures chartistes
- Unités de temps : laquelle regarder
- Trois indicateurs courants : moyennes mobiles, RSI, MACD
- Pourquoi les configurations échouent, et ce que cela coûte
- S’entraîner sur un compte démo
- Par où commencer cette semaine
L’analyse technique, c’est la lecture des graphiques de prix : on regarde ce que le cours a fait, bougie après bougie, pour repérer les zones où il a souvent réagi et la direction dominante. Sur les réseaux sociaux, elle passe pour un moyen de deviner le marché. Bien utilisée, elle sert à autre chose : décider à l’avance où vous aurez tort, où placer votre stop loss et quelle taille de position prendre. Cette page reprend les bases dans l’ordre, des chandeliers japonais aux indicateurs, avec à chaque étape les cas où ça rate.
Ce que l’analyse technique peut faire, et ce qu’elle ne peut pas faire
Deux approches se partagent les marchés. L’analyse fondamentale s’intéresse aux causes : taux d’intérêt, inflation, emploi, décisions des banques centrales. L’analyse technique ne regarde que le prix, et parfois le volume. Son point de départ est modeste : des milliers de traders regardent les mêmes graphiques, les mêmes plus hauts, les mêmes chiffres ronds, et leurs ordres finissent par se concentrer aux mêmes endroits.
Pour un débutant, elle apporte un vocabulaire précis (tendance, support, mèche, cassure), un endroit logique pour placer un stop loss, et des règles écrites qui permettent de comparer vos trades au lieu de juger chaque résultat à l’humeur du jour.
Ce qu’elle ne fait pas, c’est prévoir. Une figure de chandeliers décrit une bataille entre acheteurs et vendeurs qui vient de se terminer. Elle ne sait rien de la statistique américaine qui tombe dans vingt minutes, et ces rendez-vous, à suivre sur le calendrier économique, balaient régulièrement les graphiques les plus propres. Quand une figure est dite « haussière » dans la suite, comprenez : c’est ainsi que beaucoup de traders la lisent, pas ce qui va arriver.
Lire une bougie japonaise
Les chandeliers japonais sont l’affichage le plus courant dans MetaTrader 5, sur TradingView et dans les applications de courtiers. Chaque bougie résume une période (une minute, une heure, un jour) selon l’unité de temps choisie.
| Élément | Ce qu’il montre |
|---|---|
| Ouverture | Le premier prix de la période |
| Clôture | Le dernier prix de la période |
| Plus haut | Le prix le plus élevé atteint, au bout de la mèche haute |
| Plus bas | Le prix le plus bas atteint, au bout de la mèche basse |
| Corps | La partie pleine, entre l’ouverture et la clôture |
| Mèches (ou ombres) | Les prix visités puis abandonnés avant la clôture |
Quand la clôture est au-dessus de l’ouverture, la bougie est haussière, verte ou blanche selon les réglages. En dessous, elle est baissière, rouge ou noire. Dans MT5 sur ordinateur, les couleurs se changent dans les propriétés du graphique (touche F8).
Exemple chiffré (prix d’exemple). Une bougie d’une heure sur l’EURUSD ouvre à 1,0850, monte jusqu’à 1,0872, descend jusqu’à 1,0841 et clôture à 1,0866.
- Le corps va de 1,0850 à 1,0866 : 16 pips de hausse.
- La mèche haute va de 1,0866 à 1,0872 : 6 pips.
- La mèche basse va de 1,0841 à 1,0850 : 9 pips.
- L’amplitude totale est de 31 pips.
Lecture : les vendeurs ont d’abord poussé le prix 9 pips sous l’ouverture, puis les acheteurs ont repris la main jusqu’à clôturer près du sommet. C’est une description, que la bougie suivante peut effacer. Le calcul en pips est repris sur la page qu’est-ce qu’un pip.
Autre piège : la bougie journalière commence à minuit, heure du serveur du courtier. Deux courtiers réglés sur des fuseaux différents n’affichent donc pas les mêmes bougies journalières (voir les horaires du forex en heure locale).
Les chandeliers japonais à une bougie : doji, marteau, étoile filante
Ce sont les figures les plus connues, et les plus surinterprétées. Isolée de son contexte, une bougie ne dit presque rien.
Le doji
Un doji a un corps minuscule : l’ouverture et la clôture sont presque au même prix, avec des mèches de part et d’autre. Il décrit une période où personne n’a pris le dessus. Après une longue hausse, certains y voient de la fatigue. Dans un marché sans direction, il y en a partout, et ils ne veulent rien dire.
Le marteau
Le marteau a un petit corps dans le haut de la bougie et une longue mèche basse, d’au moins deux fois la taille du corps selon la définition habituelle. Il apparaît après une baisse : le prix a été poussé vers le bas, puis racheté avant la clôture. Le même dessin au sommet d’une hausse s’appelle un pendu et reçoit la lecture inverse. La forme seule ne suffit donc jamais.
Cas d’échec typique : un marteau se forme sur un support, en graphique horaire, la bougie suivante monte un peu, puis le prix casse le plus bas de la mèche. Avec un stop juste dessous, la perte est celle prévue ; sans stop, elle grossit.
L’étoile filante
C’est le miroir du marteau : petit corps en bas, longue mèche haute, après une hausse. Sur l’or, ces mèches apparaissent souvent pendant les statistiques américaines, quand le cours fait plusieurs dollars dans les deux sens en quelques secondes : elles décrivent alors la nervosité du moment, pas un retournement.
Les figures à plusieurs bougies
L’avalement haussier et baissier
Un avalement (engulfing en anglais) se forme quand le corps d’une bougie recouvre entièrement celui de la précédente, dans le sens opposé. Dans l’avalement haussier, une petite bougie rouge est suivie d’une grande verte qui clôture au-dessus de son ouverture. L’avalement baissier est l’inverse.
Sur le forex, qui cote en continu, une bougie ouvre presque toujours au prix de clôture de la précédente. La définition stricte est donc assouplie, et deux traders ne compteront pas les mêmes avalements sur un même graphique.
L’étoile du matin et l’étoile du soir
Trois bougies : une grande bougie dans le sens du mouvement en cours, une petite bougie hésitante (parfois un doji), puis une grande bougie dans l’autre sens qui clôture au-delà du milieu de la première. L’étoile du matin apparaît après une baisse, l’étoile du soir après une hausse. Elles sont plus rares que les avalements.
L’inside bar
Une inside bar, ou bougie inscrite, a son plus haut et son plus bas à l’intérieur de ceux de la bougie précédente, appelée bougie mère. Elle décrit une pause, une compression, et beaucoup de traders surveillent la sortie de la fourchette de la bougie mère. Le piège classique : le prix sort d’un côté, déclenche les ordres placés là, puis repart de l’autre côté.
| Figure | Bougies | Ce qu’elle décrit | Comment elle échoue souvent |
|---|---|---|---|
| Doji | 1 | Indécision | Rien ne suit, le mouvement continue |
| Marteau | 1 | Prix rejeté vers le bas | Le plus bas de la mèche est cassé peu après |
| Étoile filante | 1 | Prix rejeté vers le haut | La mèche venait d’une annonce, la hausse reprend |
| Avalement | 2 | Changement de main rapide | Il se forme au milieu d’une fourchette, sans niveau derrière |
| Étoile du matin ou du soir | 3 | Retournement après une hésitation | La quatrième bougie efface la troisième |
| Inside bar | 2 | Pause, compression | Fausse sortie d’un côté, puis départ de l’autre |
Support et résistance
Un support est une zone de prix où la baisse s’est arrêtée plusieurs fois ; une résistance, une zone où la hausse a calé. Le mot qui compte est zone : le prix réagit rarement au pip près, et les cours varient légèrement d’un courtier à l’autre.
Pour tracer vos premiers niveaux :
- Partez du graphique journalier, puis passez au 4 heures : leurs niveaux sont regardés par plus de monde.
- Repérez les plus hauts et les plus bas où le prix a fait demi-tour nettement, au moins deux fois.
- Dessinez un rectangle qui couvre les mèches et les clôtures de ces points.
- Ajoutez les chiffres ronds : 1,1000 sur l’EURUSD, les multiples de 50 ou de 100 dollars sur l’or.
Quand une résistance est franchie nettement, elle sert souvent de support lors du retour du prix, et inversement. C’est l’inversion des rôles. Souvent, pas toujours.
Exemple chiffré sur l’or (prix d’exemple). Le XAUUSD a rebondi trois fois entre 2 995 et 3 002 dollars ces dernières semaines : vous tracez une zone de support de 2 995 à 3 002. Si un jour vous envisagez un achat près de cette zone, le stop logique se place sous elle, par exemple à 2 988, pour laisser de la place aux mèches. Avec une entrée à 3 004 :
- distance du stop : 3 004 − 2 988 = 16 dollars ;
- sur 0,01 lot (1 once chez la plupart des courtiers), chaque dollar de mouvement vaut 1 USD : perte au stop de 16 USD ;
- sur 0,05 lot, la même distance coûte 80 USD.
Sur un compte de 15 000 MAD, soit environ 1 500 USD au taux arrondi de 10 MAD pour 1 USD, la perte de 16 USD représente un peu plus de 1 % du compte ; à 0,05 lot, plus de 5 %. Notre page XAUUSD : lire son cours détaille la taille d’un lot d’or, et le guide du trading de l’or reprend un trade d’exemple de bout en bout.
Le cas d’échec le plus courant est la fausse cassure : le prix passe sous la zone, touche les stops placés trop près, puis remonte dans la journée. L’inverse arrive aussi, et aucun des deux scénarios ne prévient.
Tendance et lignes de tendance
Au sens technique, une tendance haussière est une suite de plus hauts et de plus bas de plus en plus élevés ; une tendance baissière, l’inverse. Entre les deux, le marché évolue en range, une fourchette horizontale où les mêmes niveaux reviennent.
Une ligne de tendance haussière relie au moins deux creux ascendants ; une ligne baissière, des sommets descendants. Une parallèle tirée de l’autre côté des prix forme un canal.
Ces lignes ont trois limites. Le tracé est subjectif : selon que vous reliez les mèches ou les clôtures, la ligne bouge, et la « cassure » aussi. Une ligne cassée ne signifie pas que la tendance s’inverse. Et plus une ligne est raide, plus elle est fragile.
Pour débuter, ne cherchez pas les retournements. Regardez dans quel sens va le journalier, puis observez, sans trader, ce qui se passe quand le prix revient vers un support dans une tendance haussière. Notez combien de fois la zone tient, et combien de fois elle cède.
Les figures chartistes
Les figures chartistes s’étalent sur des dizaines de bougies. Les plus citées :
| Figure | Description | Lecture habituelle |
|---|---|---|
| Double sommet | Deux sommets au même niveau, séparés par un creux | Essoufflement d’une hausse si le creux est cassé |
| Double creux | Deux creux au même niveau, séparés par un sommet | Essoufflement d’une baisse si le sommet est franchi |
| Tête-épaules | Trois sommets, celui du milieu plus haut, et une « ligne de cou » sous les deux creux | Fin possible d’une hausse si la ligne de cou cède |
| Triangle | Des sommets et des creux qui se rapprochent | Compression avant une sortie, dans un sens ou dans l’autre |
| Drapeau | Une courte pause en pente contraire après un mouvement rapide | Pause dans le mouvement en cours |
Les manuels donnent souvent un objectif théorique : la hauteur de la figure, reportée depuis le point de cassure. Pour un double sommet à 1,1000 avec un creux intermédiaire à 1,0940 (prix d’exemple), la hauteur est de 60 pips, et l’objectif « théorique » se situe 60 pips sous 1,0940, à 1,0880. C’est une convention de calcul : le prix peut s’arrêter à 1,0920, ou remonter au-dessus de 1,1000 juste après la cassure.
Ces figures se reconnaissent surtout après coup. Sur un vieux graphique, l’œil repère les têtes-épaules qui ont fonctionné, pas celles qui sont parties dans le mauvais sens. Ce biais de sélection les fait paraître plus fiables qu’elles ne le sont.
Unités de temps : laquelle regarder
MetaTrader 5 propose 21 unités de temps, de 1 minute à 1 mois ; MetaTrader 4 en propose 9. La comparaison des deux plateformes est dans notre guide MetaTrader 5 et applications de trading. Pour apprendre, quelques-unes suffisent.
| Unité de temps | Une bougie représente | Bougies par semaine (environ) | Usage courant |
|---|---|---|---|
| M5 | 5 minutes | 1 440 | Trading très actif, beaucoup de bruit |
| M15 | 15 minutes | 480 | Affiner un point d’entrée |
| H1 | 1 heure | 120 | Suivre une journée |
| H4 | 4 heures | 30 | Bon compromis pour apprendre |
| D1 | 1 jour | 5, ou 6 si le serveur affiche une bougie le dimanche | Direction de fond, niveaux principaux |
| W1 | 1 semaine | 1 | Vue d’ensemble |
La méthode la plus répandue part du haut : le journalier pour la direction et les grandes zones, le 4 heures ou l’heure pour le détail. En cas de contradiction, les manuels donnent en général la priorité au contexte le plus large.
Les petites unités de temps ont un coût caché, le spread. Un spread de 1,2 pip (exemple) pèse peu face à un mouvement de 80 pips en 4 heures, mais il mange presque le quart d’un objectif de 5 pips en 1 minute.
Trois indicateurs courants : moyennes mobiles, RSI, MACD
Les indicateurs sont des calculs faits sur les prix passés : ils présentent autrement ce que le graphique contient déjà. Notre page signaux techniques forex en direct montre comment des jauges automatiques en combinent 26, et pourquoi elles se contredisent d’une unité de temps à l’autre.
Les moyennes mobiles
Une moyenne mobile est la moyenne des N dernières clôtures, recalculée à chaque bougie. La simple (SMA) donne le même poids à chaque bougie, l’exponentielle (EMA) pèse davantage les plus récentes. Les réglages courants sont 20, 50 et 200 bougies. Leur défaut est le retard : quand deux moyennes se croisent, une bonne partie du mouvement est souvent passée, et dans un range elles se croisent sans arrêt.
Le RSI
Le RSI (14) compare l’ampleur des hausses récentes à celle des baisses, sur une échelle de 0 à 100. Au-dessus de 70, on parle de surachat ; sous 30, de survente. Ces mots trompent : dans une hausse forte, le RSI peut rester au-dessus de 70 pendant des jours pendant que le prix continue de grimper. Vendre uniquement parce que le RSI dépasse 70, en pleine hausse de l’or, est une erreur de débutant classique.
Le MACD
Le MACD (12, 26, 9) mesure l’écart entre deux moyennes exponentielles, sur 12 et 26 bougies, et le compare à sa propre moyenne sur 9 bougies, appelée ligne de signal. L’histogramme montre l’écart entre ces deux lignes et décrit l’élan du mouvement. C’est une moyenne de moyennes, donc encore plus en retard que les moyennes mobiles. Ajouter d’autres indicateurs ne règle pas ce retard : tous sont calculés sur les mêmes prix.
Pourquoi les configurations échouent, et ce que cela coûte
Toutes les figures de cette page échouent régulièrement. Les annonces économiques en sont la première cause : une statistique d’emploi américaine ou une décision de taux traverse n’importe quel support en quelques secondes. En hiver, l’emploi américain est publié à 13h30 à Casablanca, Abidjan et Dakar, à 14h30 à Alger et Tunis. Les heures creuses ensuite : autour de la clôture de New York et du changement de jour sur les serveurs, les spreads s’élargissent, et une mèche peut toucher votre stop sans que le marché ait vraiment bougé.
Le contexte compte aussi : un marteau au milieu d’un range n’a pas le poids du même dessin sur un support journalier. Et plus vous accumulez de conditions qui ont fonctionné sur le passé, plus vous risquez d’avoir simplement décrit ce passé.
Puisque l’échec est normal, ce que vous contrôlez, c’est ce qu’il coûte, et c’est la taille de la position qui le décide.
Exemple chiffré (montants d’exemple). Un compte de 135 000 DZD, environ 1 000 USD au taux arrondi de 135 DZD pour 1 USD. Chaque trade sur l’EURUSD a un stop de 25 pips. Comparez deux tailles :
| 0,04 lot | 0,40 lot | |
|---|---|---|
| Perte par trade raté (25 pips) | 10 USD, environ 1 350 DZD | 100 USD, environ 13 500 DZD |
| Après 5 échecs de suite | −50 USD, 5 % du compte | −500 USD, 50 % du compte |
| Hausse nécessaire pour retrouver le départ | Environ 5,3 % | 100 % |
Cinq échecs d’affilée n’ont rien d’exceptionnel, même avec une méthode qui marche une fois sur deux. À 0,04 lot, c’est une mauvaise semaine. À 0,40 lot, c’est la moitié du compte, qu’il faut ensuite doubler pour retrouver le point de départ. Le trading avec effet de levier peut faire perdre de l’argent très vite : le levier permet d’ouvrir 0,40 lot sur un petit compte, il ne rend pas cette taille raisonnable. Lisez effet de levier et marge et calculez vos tailles avec le calculateur de lot forex.
S’entraîner sur un compte démo
On apprend à lire des bougies en en regardant beaucoup, et en notant ce qui suit. Un compte démo le permet avec de l’argent fictif et les cours réels. Un plan sur quatre semaines :
- Semaine 1 : choisissez une paire majeure et l’or, pas plus. Sur le journalier, tracez deux ou trois zones de support et de résistance par instrument. Ne passez aucun ordre.
- Semaine 2 : chaque soir, notez dans un tableur les figures repérées sur le 4 heures, avec la date, la zone la plus proche et ce que le prix a fait dans les dix bougies suivantes. Comptez les échecs autant que les réussites.
- Semaine 3 : passez des ordres en démo à 0,01 lot, avec un stop loss posé avant l’entrée et une règle d’entrée écrite en une phrase.
- Semaine 4 : relisez votre tableau. Quelle part des figures a échoué ? Vos stops ont-ils été touchés par des mèches ou par de vrais mouvements ?
Gardez un solde fictif proche de votre futur dépôt : s’entraîner avec 100 000 dollars fictifs quand on compte déposer 3 000 dirhams fausse les réflexes. Le compte cent permet ensuite de petites tailles en argent réel, avec des pertes réelles.
Les captures de figures « parfaites » partagées dans les groupes Telegram ont été choisies après coup. Si quelqu’un vous propose ses analyses ou ses trades contre paiement, lisez d’abord notre page sur les arnaques aux signaux forex et notre guide du copy trading.
Par où commencer cette semaine
- Installez MetaTrader 5 ou ouvrez TradingView, et affichez un graphique journalier de l’EURUSD en chandeliers. Notre guide MetaTrader 5 et applications de trading montre comment vous connecter à un compte démo.
- Calculez la valeur d’un pip pour 0,01 lot avec le calculateur de pip, puis la taille qui correspond à 1 % de votre futur dépôt.
- Repérez sur le calendrier économique les trois annonces de la semaine les plus attendues pour le dollar, et regardez ce que font les bougies à ces heures-là.
- Si les notions de lot et de pip sont encore floues, reprenez d’abord apprendre le trading étape par étape et qu’est-ce qu’un lot en trading.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que l’analyse technique en trading ?
C’est l’étude des graphiques de prix (bougies, niveaux, tendances, indicateurs) pour décrire le comportement passé d’un marché et préparer des scénarios. L’analyse technique en trading ne dit pas ce qui va se passer. Elle sert surtout à définir à l’avance où vous avez tort et combien vous acceptez de perdre.
Comment lire les chandeliers japonais ?
Chaque bougie montre quatre prix sur une période : ouverture, plus haut, plus bas et clôture. Le corps relie l’ouverture à la clôture, les mèches montrent les extrêmes atteints. Une bougie verte ou blanche a clôturé plus haut qu’elle n’a ouvert, une rouge ou noire plus bas ; les couleurs dépendent des réglages de la plateforme.
Comment tracer un support et une résistance ?
Sur un graphique journalier ou 4 heures, repérez les endroits où le prix a fait demi-tour nettement au moins deux fois, et tracez une zone plutôt qu’une ligne fine, en couvrant les mèches et les clôtures. Une zone touchée récemment est plus surveillée, mais elle peut céder à tout moment, surtout pendant une annonce économique.
Quelles sont les figures chartistes les plus connues ?
Le double sommet, le double creux, la tête-épaules, les triangles et les drapeaux. Chacune décrit une hésitation du marché, mais beaucoup ne se reconnaissent qu’après coup et une bonne partie échoue. Elles aident à situer un stop logique, pas à prévoir une direction.
L’analyse technique fonctionne-t-elle vraiment ?
Comme outil d’organisation, oui : elle dit où entrer, où sortir et combien risquer. Comme méthode de prévision, ses résultats varient selon le marché, la période et la discipline de celui qui l’applique, et aucune figure ne gagne à chaque fois. Le trading avec effet de levier peut faire perdre de l’argent rapidement, même avec une analyse soignée.
Quelle unité de temps choisir pour débuter en analyse technique ?
Le journalier et le 4 heures sont les plus lisibles pour apprendre : moins de bruit, moins de décisions, plus de temps pour réfléchir. Sur les graphiques 1 ou 5 minutes, le prix bouge sans cesse et le spread pèse lourd par rapport au mouvement visé.